On se dit souvent que le mieux pour soi, la "moins pire" des situations seraient encore d'être seul, que cette personne s'en aille. On le lui dit souvent "dégage", "lache moi", "casse toi", "quitte moi", "dis le ! allez dis le que tu veux me quitter". On se dit souvent que tout serait mieux si on ne l'avait jamai connu, s'il avait tracer son chemin ce jour là. Ce cri intérieur qui voudrait retourner au calme et à la solitude, ce cri là on l'entend souvent quand la personne est à coté de nous, quand on est blottis dans ses bras après une dispute.
Mais ces pensées, vous ne les avez que lorsqu'il est là, devant vous, en chair et en os.
Je vous rassure, quand l'homme qu'on aime est loin de nous, on se rend moins compte de ses petits défauts. On ne voit que cette place dans votre coeur, qui grandit, qui grandit, qui explose tellement elle prend toute la place. On ne se rend jamais compte de la chance que l'on a de pouvoir serrer notre homme, d'avoir des retrouvailles, d'avoir des mots doux, d'avoir des sourires, des calins, des soirées en amoureux, des journées au lit.
Ce n'est que quand on vous enlève tout ça que le voile tombe, que vous ouvrez les yeux. Personne ne vous dira plus "chérie, comment c'est passé ta journée ?" tous les soirs en rentrant. Personne ne vous dira "je t'aime" juste avant de s'endormir. Personne ne vous dira "tu es belle tu sais" au réveil. Personne ne vous enverra de messages de 8 pages pour vous dire que vous etes sa princesse. Personne ne vous dira combien vous etes unique et merveilleuse à ses yeux. Personne ne vous consolera quand vous apprendrez une mauvaise nouvelle. Personne ne sera là au quotidien à savoir le moindre détail de votre vie. Personne. Plus personne.
Comme si tous ces moments n'avaient existé que dans un reve qui prend fin. C'est le réveil, douloureux. Comme si on avait manqué le prochain train, le prochain départ. Comme si on était resté cloué au quai. Comme si le monde s'était écroulé. Comme si votre vie n'avait plus de sens. Comme si vous n'aviez plus aucune prise sur rien. Comme si on avait pris l'eau et que l'on se noyait. Comme si quelqu'un avait pris les commandes pour tout détruire. Comme si vous mourriez une prochaine fois...
My heart will go on.